Ainsité

Publié le par Sandrine

Sans doute n'avait-il pas su saisir sa chance. Aujourd'hui il errait dans les rues à la recherche de réponses. Il essayait de ne pas penser à la vacuité de sa vie; vide comme un rien. Autant de trop plein qui s'étaient évidés, goutte à goutte ou à grande eau selon qu'il s'imprégnait plus ou moins fort des émotions le traversant.

La ville semblait parfois accueillante : les passants donnaient un sourire quand le soleil illuminait le ciel. Aujourd'hui, malheureusement, les nuages donnaient un mauvais air aux visages. Fermés. Chape de plomb sur les sensations. Décoloration du faciès.

Il se rappela ces mots : "L'amour c'est comme traverser un torrent de pisse un sac de merde sur le dos". Ca le fit sourire.

Pourquoi les aimer ? Pourquoi faire semblant ? Les gens d'en face ne l'interessaient pas mais il se sentait incapable de leur dire. LACHETÉ. Qu'il contournait par le retrait, abandon de soi dans la fuite. Il se croyait parfois trop fier, différent des autres, comprenait que cette fierté le détruisait régulièrement; quand il redescendait sur terre, fait de chair et de sang.

Ce n'était pas un rêve : il avait perdu. L'illusion, était parti, loin d'elle...

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Publié dans Une quotidienne froide

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