Vomir
Mes grandes emjambées
ne suffisent plus.
Dissimuler l'impureté,
elle réapparaît
- Naturelle -
entre mes jambes.
C'est la nuit.
C'est le soir.
L'eau piquante coulait à flot.
Je ne me noie pas
- palpite -
- ressucite -
L'orge, alchimie, dans le redoux
s'était mué en houblon
après la mise en bière des fruits pourris.
C'est la nuit.
C'est le soir.
L'excès profite au crime.
Je ne me tue pas
- aspire -
- inspire -
L'hiver est là; les flocons sonnent comme monnaie trébuchante,
dans l'éclat.
C'est la nuit.
C'est le soir.
C'est la merde que je repends sous moi,
entre mes cuisses ecartées
J'abois.
VIGILANCE.
Au sortir de la nuit,
le visage couvert d'excréments,
courir
le sang dans la tête.
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