Les poils
Mon amante mentends-tu ?
je veux baiser ton sexe, le mouiller de ma langue si chaude.
Je veux que ma bouche deviennent cet abreuvoir,
Où tu laisseras couler, paresseusement, le liquide musqué,
Appétissant. Je souhaite le recueillir et men délecter,
Comme le sommelier déguste son vin,
Le tire entre ses joue, lenroule autour de ses dents,
Et lamasse, grassement, dans le fond de sa gorge
Pour en extirper tout son grain, sa volupté,
son goût, douceur.
Maître de lautel, je me faufile, discrète,
Dans lantre où bientôt jaillira,
A la source, le grelot du plaisir, cet ange dont
Lubiquité accroît tout désir...
Ma langue saccroche aux lèvres béantes,
Tuméfiées, rouges comme la lie de vin.
Au cur du gouffre, dans leffort du vibrato,
Ma douce, ma belle, mentends-tu ?
Mes babines retienne le jus
Résidus de ...
... quoi, mais quoi, cest quoi ? jen suis là et tout a coup jarrête mon geste
un poil de cul coincer entre les dents !
lamour ne tient quà un fil ... mais quel fil !